Accueil Date de création : 20/02/07 Dernière mise à jour : 30/10/07 00:45 / 18 articles publiés
 

Les Reds maîtres de leur destin (3/3)  (football) posté le jeudi 22 février 2007 18:23


Et enfin voici le fameux You'll never walk alone, le célèbre chant des supporters des Reds.

Je vous donne les paroles (en gras c'est ce que vous pouvez entendre sur l'extrait audio)

When you walk through a storm,
Hold your head up high,
And don't be afraid of the dark.
At the end of a storm,
There's a golden sky,
And the sweet silver song of a lark.
Walk on through the wind, Walk on through the rain,
Though your dreams be tossed and blown..

Walk on, walk on, with hope in your heart,
And you'll never walk alone.......
You'll never walk alone.

Walk on, walk on, with hope in your heart,
And you'll never walk alone.......
You'll never walk alone.

lien permanent

Les Reds maîtres de leur destin (2/3)  (football) posté le jeudi 22 février 2007 17:57

Voici le résumé des actions du match (en anglais de surcroit ;-))
lien permanent

Les Reds maîtres de leur destin (1/3)  (football) posté le jeudi 22 février 2007 15:55

Ce mercredi avait lieu la deuxieme partie des 8eme de finale de la Champions League. Toute la France avait les yeux rivés du côté de Rome où se rendaient les lyonnais. Toute ? Non une partie d'irréductibles Liverpoolians avaient eux la tête du côté de la Catalogne...

Barcelone - Liverpool belle affiche n'est-ce pas ?

Après m'être renseigné sur un des sites de fan club de Liverpool en France, j'avais donc décidé de me rendre sur Paris pour vivre ce match de manière atypique. Afin d'en garder un moment unique. Et je fus servi !!!

Je m'étais donc donné rendez-vous au Rush Bar, bar officiel du fan club de France (sur Paris bien sûr), afin d'y rencontrer d'autres personnes comme moi, venus encourager les Reds. A 30 minutes de chez moi j'arrive donc métro St Sébastien, et je fais rapidement connaissance de deux gars dont je vais ensuite perdre la trace en rentrant dans le bar.

Un petit bar chaleureux aux murs pourpres, à la lumière discrète. Un petit bar plein à craquer. On y parle anglais, on y parle français: en plein coeur de Paris, bienvenu outre manche my dear ! A 10 minutes du coup d'envoi il faut savoir se faufiler entre les maillots rouges, et trouver une petite place devant l'écran géant du bar. Près du comptoir, une pinte de Carling en main, je fais la connaissance d'Alan tout d'abord, lui même à la recherche d'un petit espace et d'une mousse rafraichissante.

Le match s'apprete à commencer, nous sommes une centaine je pense, bien serrés les uns contre les autres. Les yeux rivés sur les compositions des deux équipes. L'ambiance est encore discrète. Les barmen s'affairent. Le spectacle peut commencer !

Après une première occasion des Reds et 10 minutes prometteuses, Barcelone met la pression sur la cage anglaise. Les coups de bouttoirs répétés des rouges et bleus ne vont pas tarder à avoir raison de la défense des Reds (pour l'occasion en blanc). Zambrotta centre pour la tête de Déco libre de tout marquage: 1-0. Deux ou trois supporters de Barcelone laissent éclater leur joie. Légitime. L'inquiétude monte d'un cran mais rapidement la rigueur défensive des joueurs de Liverpool reprend le dessus et on commence à se dire que 1-0 serait finalement une bonne opération. Mais le match promet d'être long et stressant, surtout que l'arbitre du soir, décide de siffler ce qui ne se siffle pas d'habitude en angleterre (une poussette, un duel rugueux).

"When you walk through a storm, hold your head up high, and don't be afraid of the dark"

Ce qu'il y a d'unique dans ce club de Liverpool, ce qui fait son âme entre autre, c'est que jamais, même menés, les joueurs ne lâchent prise. Ils se battent, vont au duel, "mouillent le maillot" comme on dit dans le jargon, ce qui est grandement apprécié et donc applaudi ici. Même dans la tempête barcelonaise, les Reds n'abandonnent pas et l'espoir vit toujours dans les têtes de chacun. Le match s'équilibrant, les barcelonais reculant, les chants se font de plus en plus présents. Je dois bien avouer d'ailleurs que je ne les connais pas tous. Pas comme  Rodolfo et Cyril, membres de la French Branch des supporters de Liverpool, qui eux deploient leur organe vocal avec générosité.

"At the end of a storm, there's a golding sky, and the sweet sliver song of the laark"

Barcelone tente mais sans peser sur le match et Liverpool continue d'imposer son fighting spirit. On sent qu'à n'importe quel moment le match peut basculer et c'est à la 43e minute que le gallois Craig Bellamy, bénéficiant d'une hésitation du gardien barcelonais, parvient à égaliser. La terre tremble tout à coup sous mes pieds, le bar semble prêt à exploser tant la ferveur et la joie ont envahi ce petit coin de terre anglaise. Ce but, quand on sait qu'il peut valloir double dans les matches aller-retour,prend une importance si primordiale dans la qualification des Reds, que tout le monde s'y voit déjà: "we won it 5 times, we woooooooon it 5 tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimes, and we'll won it 6 times" (comprenez:" on a gagné cette coupe 5 fois, on va la gagner une 6e fois). L'orage est passé, l'arbitre renvoie les deux équipes au vestiaire, et le fameux "you'll never walk alone" retentit ici.

Autant dire que malgré les bières, malgré la chaleur, ce chant me donne toujours autant de frissons.

Ce qui est atypique avec les supporters de Liverpool, c'est que quand ils perdent ils encouragent toujours leur équipe. Ils ont une culture, une âme, une histoire qu'aucun club français n'a encore pu égaler. Liverpool c'est un passé ouvrier, une ville de travailleurs, une culture ouvrière, des valeurs de travail de rigueur, de respect aussi. Ici on conteste certes, mais jamais on ne dénigre, ni ses joueurs ni les joueurs adverses. Ce n'est pas que du sport c'est plus que ça, c'est ce qui fait l'âme de ce club, c'est ce qui fait que moi même j'en suis supporter (sans pour autant tomber dans le fanatisme).

"Walk on through the wind, walk on through the rain, and you'll never walk alone"

 Les joueurs reviennent, les applaudissements font à nouveau trembler le bar et coupent net nos discussions avec Cyril et Rodolfo. Il semble que définitivement, l'égalisation a fait tourner le match en faveur des Reds. Encore plus combatifs et conquérents, ils bousculent les barcelonais dont on peut commencer à lire l'inquiétude sur le visage. Il va se passer quelque chose, ça se sent !

Ce que je pensais être de la ferveur dans les chants d'encouragement n'est rien par rapport à ceux qui vont suivre. "Liverpool, Liverpool, Liverpool" je me demande même si je vais pas y perdre un peu de ma voix. Rien de mieux donc qu'une deuxième bonne pinte pour apaiser la gorge. Bonne idée car après quelques occasions nettes, Liverpool prend l'avantage grâce à Riise servit sur un plateau par l'altruiste Bellamy. 2-1, deuxième explosion magistrale, la liesse est totale, franche, déployée, généreuse. Rodlofo me tombe dessus, l'esprit des Reds vient à nouveau de frapper un grand coup. C'est à la fois magique et objectivement logique tant ils avaient su, petit à petit, imposer leur griffe sur le match. "we'll won it 6 tiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimes". Il ne reste alors plus que quelques minutes à jouer, un ultime frisson parcourt  le bar quand Déco envoie un coup franc sur la barre de Reina. Mais même si y avait eu 2-2, tout le monde aurait fêté ça ici. De toutes façons même quand ils perdent 6-3 comme c'est arrivé en début d'année, les supporters de Reds continuent de chanter. La beauté du football à Liverpool c'est ça: faire la fête quoi qu'il arrive.

Voilà l'arbitre siffle la fin, et nous saluons dans une ferveur encore montée d'un cran la magnifique performance des Reds. "Everything is possible with Liverpool" le barman se lâche définitivement en arrosant de champagne tous ceux, dont moi qui se trouvaient prêt du bar. Deux filles montent sur ce même comptoir, les écharpes et les drapeaux déployés viennent s'ajouter à la liesse la plus totale. C'est juste un match de gagné ? Peut importe, fêtons le sans retenue , et c'est finalement un dernier "You'll never walk alone" de folie qui vient conclure une soirée magnifique.

Si je ne devais pas me lever si tôt le lendemain, je serai bien resté encore un peu, mais il est est déjà l'heure de quitter ce petit coccon. Poignées de mains franches et chaleureuses avec Rodolfo et Cyril, accompagnent mon départ "A une prochaine Denis, nous on est toujours là".

Dehors il fait frais, la bière me tiendra encore un peu au chaud. La voix affaiblie, les yeux pleins d'étoiles, je me rentre tranquillement. L'atterissage se fera en douceur, la tête est ailleurs, loin de Paris, près du fleuve Mersey, dans une ville appelée Liverpool...

 

lien permanent



 

fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à carnetdebord

Vous devez être connecté pour ajouter carnetdebord à vos amis

 
Créer un blog